"Je n'écris pas pour luire ou pour chercher de l'or  /Simplement je voltige"  (Chansons de Roland)    drapeau belge
    
                Georges Roland

La poétesse Isabelle Bielecki m'a fait l'honneur d'une belle critique dans le magazine de l'AREAW mai 2020:

En ces temps de confinement austère, pouvoir faire un bond dans son propre passé, c’est une expérience qui fait chaud au cœur.
Je ne suis pas d’ici, mais j’ai vécu à Anderlecht pendant une dizaine d’années, entre 1973 et 1985, et je peux vous dire que les revivre m’a rajeunie.

Dès la première page, j’étais dans l’ambiance de kermesse sur la place de la Vaillance, devant l’imperturbable église St Guidon. Ah ! L’odeur des frites, les smoutebollen, les caricoles, la gueuze, les pigeons et surtout le parler bruxellois du public bon enfant sur les terrasses des cafés, qui me donnait des envies de me mêler à ces gens décomplexés jusqu’au bout de la nuit.

C’est tout ce bonheur-là qui s’est levé d’entrer les pages du livre de Georges Roland, « Cartache ! du ramdam chez les rames ».
Sans doute que certains ucclois en resteront perplexes, mais tous les autres, riches ou pauvres, se « marreront » en lisant Georges Roland.

Page 19 : « Il est peut-être tombé en bas du quai. Ça arrive, qu’on tombe en bas du quai. La semaine passée, j’en ai encore vu un qui faisait le Jacques à Tomberg, et qui est presque dégringolé sur la voie au moment où la rame arrivait. Il a su se rattraper à temps, mais quamême. Il était pas strondzat, Tichke, hier soir, des fois ? Ca lui arrivait aussi, de venir travailler avec un morceau dans ses pieds. Y faut s’étonner de rien. »

Ce livre, c’est un pur produit du terroir, de notre bonne région de Bruxelles avec tous les ingrédients qui font de ce polar un bouquin qu’on voudra lire jusqu’à la dernière goutte.

Ici, les rames zwanzent et les quais de métro parlent. A moins que ce ne soit le contraire ? Ah oui, il vaut mieux avoir bu une bonne bière, une locale qui laisse un fond dans le verre, pour savourer pleinement les pages. De préférence une kriek dont ce sera bientôt la saison du côté de Beersel, Hal ou Leeuw-Saint-Pierre. Et peut-être avoir le cœur bien accroché pour ne pas se pincer le nez, comme une madame ou un monsieur bcbg, en lisant les gros mots. Ceci dit, le langage est savoureux, haut en couleur, il roule bien dans la bouche. La preuve, c’est que ça fait trois jours déjà que des « amaï » « arra » « bardaf » « broubel » « dikkenekke », « djoum-djoum » « ettefretter » me trottent en tête. Le lexique à lui seul vaut le détour !

Quant à l’écriture… Il y a des trouvailles orthographiques à faire se pâmer même d’anciens cancres, qui entre-temps ont peut-être terminé l’unif.

Soyons un peu sérieux. Les ingrédients classiques d’un polar y sont, hein fieu. Des meurtres en série, une dame de moyenne vertu (je ne peux pas dire petite parce que le commissaire Carmel serait fâché), une alternance de scènes pour maintenir le suspense, des suspects en veux-tu en voilà. Et pour terminer ? Apothéose ! Une note de surréalisme à la belge.

Et l’histoire me direz-vous ? Quoi l’histoire ? Ce n’est pas important, l’histoire ! Ce sont les mots qu’il faut savourer. Comme des petits os, en se léchant les doigts après.

Ajoutons que Georges Roland n’en est pas à son coup d’essai. Il suffit de visiter sa page sur internet pour découvrir d’autres titres aussi savoureux que « Le brol aux Marolles » ou « Manneken Pis ne rigole plus ».

J’ignore si, comme chaque année, la foire du midi aura lieu cet été. Probablement pas. Alors, pour vous consoler, plongez-vous dans ce livre et le cœur de Bruxelles.

 

Isabelle Bielecki
 

Merci, Madame, de cette belle appréciation.

Dans la DH BRUXELLES du 05/03/2015,

un article de Guy BERNARD


article DH Bruxelles 05/03/2015

Dans L'AVENIR BRABANT WALLON du 26/04/2011,
un article d'Ariane BILTERIJST

article dans L`Avenir
 


 


 


Les textes sont déposés sous copyright Georges Roland et associations bernardiennes.

  Les livres parus aux associations bernardiennes sont déposés à la Bibliothèque Royale de Belgique, et sont répertoriés à la Banque du Livre (Dilicom).

 
 



Créer un site
Créer un site